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La famille Spifame Extrait de l'Histoire de Bondy
(En cours de rédaction) par







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Le fief de l’Oiselet à Jean Spifame, petit-fils d’un banquier lombard (extrait).

... A la même époque, en 1520, le financier Jean SPIFAME, époux de Jacquette RUZé acquiert le fief de l’Oiselet. Petit-fils de l'ancien Trésorier de France Simon SPIFAME, seigneur en 1399 de Pomponne et Vaires-sur-Marne, près de Lagny (Seine-et-Marne), c’est le descendant de financiers influents à la cour.

Apparu en 1380 , ce fief incluait une partie de terres en alleux, c’est à dire libre de servitude seigneuriale appartenant en 1420 à un « alleutier » de la seigneurie de Merlan nommé Perrin MOREAU qui porta plainte devant le Parlement de Paris contre le prieur d’Argenteuil qui voulait lui faire payer la dîme.
L’alleutier obtint gain de cause le 26 février 1424 et après appel signifié le 20 février 1429, le prieur était condamné à lui verser une indemnité compensatoire en nature composée d'une mesure d'avoine, d’un boisseau de blé et d'une poule

Cela prête à sourire de nos jours mais il faut savoir que la famine provoquée par la guerre existait à cette époque. Puis l’alleutier céda sa propriété, dont la superficie était de 4 arpents, à l'écuyer Jean DUVAL, apparenté à Colette DUVAL, épouse d'Hugues RAPIOUT, seigneur de Livry de 1423 à 1436.

C’est ainsi que le seigneur de Livry devint « protecteur » d’une terre allodiale qui sera intégrée dans le fief de l’Oiselet, doté d’une tour carrée signe de seigneurie et de droits importants, dont celui de rouage - taxe sur les transports.

Situé rue Médéric (actuelle rue Roger Salengro ), le seigneur de ce fief contrôlait ainsi et percevait un droit de passage sur la circulation passant par le centre de Bondy et se dirigeant vers le Sud.

Le fief de l’Oiselet était propriété dans les années 1540 du couple formé par Jacquette Rusé et Jean Spifame, seigneur de Passy et secrétaire du roi Henri II.

Comme le hasard fait bien les choses pourrait-on dire car leur fils Jacques Spifame, chanoine, chancelier de Notre-Dame et conseiller au Parlement de Paris depuis le 31 janvier 1544 sera chargé par le roi le 14 juillet 1554 d’instaurer la réforme religieuse à l’abbaye Notre-Dame de Livry. Plus tard, il se convertira au protestantisme et finira décapité à Genève par ses coreligionnaires qui l’accusaient de servir clandestinement le roi de France .

Quoiqu’il en soit, vers 1553, le fief de l’Oiselet fut cédé à un nouveau venu, le capitaine Clément de Raison, Gouverneur de Montmédy (Meuse) dont nous reparlerons.

§§§

La saga des gens de finances de François 1er.

Si nous nous sommes attardés sur les personnages précédents, Berthelot, Fournier, Spifame, c’est parce que tous étaient membres de l’oligarchie financière qui était à la tête depuis 1451 de la direction des finances royales .

Ce groupe de pression puissant composé d’initiés, mettait à profit la position officielle de ses membres auprès des centres de décisions pour s'enrichir par l'acquisition de terres à remettre en exploitation après les dommages de la guerre de Cent-Ans.

Forts de leur position sociale, tous ces "gens de finances", comme on les nommait, rivalisèrent dans la construction de châteaux en Touraine où résidait alors le pouvoir royal. Mais la fête cessa à partir de 1523 car le roi François 1er, dont les besoins financiers étaient en constante augmentation, avait l’œil sur ses dispendieux officiers de finances.

L'enquête aboutira à la mise en cause personnelle du "surintendant des finances", Jacques FOURNIER, dit de Beaune qui sera pendu pour prévarication le 11 août 1527 et sa famille condamnée à d'importants remboursements au Trésor royal. Il en fut de même pour ses alliés ou collaborateurs proches qui furent condamnés et durent restituer les biens litigieux.

§§§

Généalogie des seigneurs de Bondy (extrait)

Les familles Ruzé et Spifame, seigneurs en partie de Bondy ( fief de l'Oiselet), entre 1520 et 1550 .

Le bailli de Melun Louis Ruzé, seigneur de la Harpinière, eut une nombreuse postérité issue de son union avec Pernette GAILLARD.

Son fils aîné, Jean RUZé, époux de Guillonne BERTHELOT, receveur général des Finances d'Outre-Seine, était seigneur en 1512 de Stains (Seine-Saint-Denis) et en 1509 du fief de Brueil, paroisse de Chambourg (Indre), mouvant du château de Loches, en son nom et celui de ses frères et sœurs.

Nous savons par plusieurs sources d'archives qu'au nombre de ceux-ci figurait Jacquette Ruzé, qui fut l'épouse de Jean SPIFAME, notaire et secrétaire du roi, commis puis trésorier à l'extraordinaire des guerres, lequel décéda avant l'année 1507. Elle hérita de ses biens et en rendit hommage au roi le 2 mai 1524, au nom de ses enfants mineurs, biens qui comprenaient le fief de Passy, paroisse de Véron près de Sens (Yonne), mouvant de la grosse tour de Sens.

Son époux Jean Spifame n'était pas inconnu dans notre région car il était fils de Simon SPIFAME, seigneur en 1399 de deux fiefs relevant de la seigneurie de Gournay et de Louis duc d'Orléans, à savoir :

Les fiefs de la Forest à Pomponne, avec hôtel, colombier et 120 arpents et des terres à la Villeneuve-aux-Asnes près de Vaire-sur-Marne .

Trésorier de France, Simon Spifame tenait ces héritages de son père Jean SPIFAME fils de Barthélemy SPIFAME, changeur de monnaie et bourgeois de Paris, décédé le 15 septembre 1385.

La famille SPIFAME descendait du toscan Simon SPIFAME, originaires de Lucques en Italie dont les membres étaient gens de finances, ecclésiastiques ou parlementaires.

La famille Ruzé possédait des terres en Touraine et à Pontault-en-Brie et vraisemblablement à Noisy-le-Sec avant 1518 car l'on trouve trace à cette date d'une Jacqueline Ruzé, veuve de maître Jean PROCHAM. Elle possédait une maison au Brichet relevant de la seigneurie de Merlan, mais nous ne pouvons affirmer qu'elle s'identifie à Jacqueline RUZé épouse de Jean SPIFAME dont la postérité suit:

  1. Gaillard SPIFAME, l'aîné, époux d'Anne de Marle fut à ses débuts, en 1525, receveur des tailles de l'élection de Sens (Yonne). Il aurait reçu de son père la seigneurie de Bissieaux (Seine-et-Marne) avant de la transmettre à son fils Jean et fut également en 1529 seigneur de la mairie de Plaisir, près de Trappes (Yvelines) et en 1539 des fiefs de Crame et de la Cour des près, mouvants de Neauphle le château (Yvelines) et du fief du Chêne Rogneux, paroisse de Grossouvre , mouvant de Montfort l'Amaury .

    Il fut ensuite garde des Finances avec Jacques de Beaune puis Trésorier Général des Finances du roi François 1er avant d'être disgracié par son successeur Henri II et de perdre son fief du Chêne Rogneux par jugement daté du 19 mars 1541, au bénéfice du chancelier Guillaume POYET.

    C'est vraisemblablement à la suite de cette disgrâce qu'il fut amené à céder également les terres de l'Oiselet à Bondy acquise vers 1520 au gouverneur de la forteresse de Montmédy Clément de Raison.

    La postérité de Gaillard SPIFAME, premier maillon de la branche aînée et de son épouse Anne de Marle figure en A.
     
  2. Jean SPIFAME, abbé de la Victoire près Senlis, puis chanoine de Chartres.
     
  3. Pierre SPIFAME, chevalier de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
     
  4. Jacques SPIFAME, conseiller au Parlement de Paris en 1522, puis président des Enquêtes pour le denier en janvier 1543, fut, avec son collègue François DISGNE, chargé de mission par le roi François 1 er qui l'envoya à l'abbaye Notre-Dame de Livry le 14 juillet 1545 afin de mettre en place la réforme religieuse.

    C'est vraisemblablement à son initiative que Charles HARDIER fut nommé abbé commendaté de l'établissement religieux et pris la gestion de la manse abbatiale, tandis que la manse conventuelle - dont le fief de la Mail-Ferme et les terres du Brichet et de l'Oiselet pour Bondy - échue aux chanoines qui s'associèrent le 12 décembre 1548 à l'abbaye de Chelles .

    Dans l'accomplissement de cette mission, Jacques SPIFAME favorisa t-il sa famille - qui possédait alors les terres de l'Oiselet et plusieurs fiefs bourguignons ? Nous l'ignorons, sinon que Jacques SPIFAME était bien en cours car il fut nommé évêque de Nevers en 1549, fut reçu Maître des Requêtes le 8 octobre 1556 puis devint chancelier du royaume pendant la régence de la reine-mère Catherine de Médicis, épouse d'Henri II et la minorité du futur Charles IX (1560- 1574).

    Au cours de cette période, il vivait à Prémery (Nièvre), où il fit aménager son logis, améliora l'église paroissiale et fit bâtir le château de Passy à Véron (Yonne).

    Mais les idées de Calvin progressaient et l'évêque se convertit au protestantisme, devint ministre protestant et se réfugia à Genève (Suisse), où il se maria avec Catherine GASPERME, veuve de Jacques de Gresles, procureur au Parlement de Paris. Mais il resta en relations avec le roi de France qui, engagé dans son combat contre l'Empire, lui aurait demandé de livrer Genève. Le secret fut éventé et accusé de trahison par les autorités genevoises, Jacques SPIFAME fut condamné et décapité le 25 mars 1565 .

    Auparavant, Jacques SPIFAME avait partagé ses biens en faveur de ses neveux de la branche aînée, c'est à dire Jean SPIFAME, qui reçut la seigneurie de Passy - hommage au roi en 1550 -, le numéraire et les bijoux allant à son frère Gilles SPIFAME qui succéda en 1559 à son oncle comme évêque de Nevers, avec l'aval du concile de Trente.
     
  5. Raoul SPIFAME, seigneur des Granges en Brie, époux en première noce de Marie PARENT puis en seconde d'Isabelle SPINOLA, fille de Janfrane (?), maître d'hôtel de François 1er. Avocat au Parlement en 1554, il est cité en 1560 pour avoir été "naguère trésorier des cents gentilshommes de la Maison du roi" et fut le chef de file de la branche cadette. Sa postérité figure en B.
     
  6. Jacqueline SPIFAME, épouse de Nicolas LE COCQ, seigneur de Bièvres le Châtel et Président de la Cour des Aides.

3 ème génération

  1. Postérité de Gaillard SPIFAME et Marie de Marles (Branche ainée)

    1. Jean SPIFAME, époux de Marguerite du LION, seigneur de Bissieaux et du fief et terres de Passy par donation de son oncle l'évêque Jacques SPIFAME en date du 7 octobre 1542, Conseiller au Parlement de Paris le 9 septembre 1549, décédé le 8 novembre 1590, il sera inhumé en la chapelle des Grands Augustins à Paris.
      Son épouse, fille d'Antoine du Lion, seigneur de Prusilly en Maconnois et Conseiller au Parlement de Paris, était décédée en juillet 1580.
      Ce couple possédait des biens à Bondy, dont une terre à champart que ses héritiers vendirent le 1er janvier 1582 à Roland de Raison, fils aîné de Clément son père qui fut seigneur des fiefs de l'Oiselet, Saint-Christ et Hugo. .
      La postérité de Jean SPIFAME et Marguerite du Lion figure en C;

    2. Gilles SPIFAME, ecclésiastique, il reçut de son oncle Jacques SPIFAME l'abbaye Saint-Paul de Sens, puis lui succéda comme évêque du Nivernais de 1559 à 1578, date de son décès et de son inhumation dans la cathédrale de Nevers.

    3. Hiérosnyme SPIFAME, dont nous ignorons tout.

    4. Isabelle SPIFAME, aurait épousée au mois d'août 1543 Louis BALUE, fils de Jean le jeune et de Marie Malingre. Le marié était le petit-fils de Nicolas BALUE et Philippa BUREAU, propriétaire terrien à Paris, Chaville (92),Villepreux (78), Gouaix-en-Brie (77) et dans notre région de Noisy-le-sec depuis 1494 et d'une fraction des terres de Merlan et du Colombier à Bondy.
      Il était ainsi apparenté à Germaine BALUE, compagne de feu Charles dit le Bâtard d'Alençon", fils du duc René d'Alençon, comme cela a été dit précédemment.
      Malheureusement, le contrat de mariage entre Louis Balue et Isabelle Spifame, comme celui de son frère Jean Spifame et de Marguerite du Lion n'ont pas encore été retrouvés.


  2. Postérité de Raoul SPIFAME et Marie Parent (Branche cadette, 1ère noce)

    1. Claude SPIFAME, épouse de Léon du SUMEL, avocat au Parlement, décédé avant 1596. On ignore s'il eut postérité.


   B2.  Postérité de Raoul SPIFAME et Isabelle SPINOLA ( branche cadette, seconde noce)
    1. Raoul SPIFAME, fut chevalier de l'ordre de Malte, mais nous ignorons tout de son sort.

    2. Jean SPIFAME, seigneur des Granges en Brie près de Sivry-Courtry (Seine-et-Marne), époux d'Anne GARDY puis d'Henriette de LAMOIGNON, fille du conseiller d'Etat Charles de Lamoignon et de Charlotte de Besançon.
      Il fut conseiller en la Chambre des Eaux et Forêts de la table de marbre du Palais et possédait le fief d'usage de "paisson et glandée" de la forêt de Fontenailles (Seine-et-Marne) par donation royale du 12 février 1612. Il fut également seigneur des villages de Cheny et de Bonnard, près de Seignelay (Yonne), mouvants de Pont sur Seine, pour lequel il rendit hommage le 29 décembre 1607 . A cette époque, il était le procureur de son gendre Antoine de la RIVIERE, gentilhomme ordinaire de la Chambre du roi, époux de Marguerite SPIFAME, fils et héritier de son père Jean de la RIVIERE, bailli et capitaine de Sens. Sa postérité figure en D.

4 ème génération

  1. Postérité de Jean SPIFAME et Marguerite du Lion:

    1. Samuel SPIFAME, seigneur de Bissieau, reçu conseiller au Parlement de Paris le 27 mars 1584, puis maître des requêtes ordinaires de l'hôtel du roi le 29 juillet 1594. Il fut l'époux de Sara LECLERC, fille de Michel et de Jeanne de LOYNES mais décéda sans postérité en 1632.

    2. Isaac SPIFAME, seigneur de Dony et du Pontot, époux de Marie d'Armes, fille de Louis, lieutenant du roi en Nivernais et de Jeanne d'Armes. Sa postérité figure en E.

    3. Madeleine SPIFAME, épouse de Jean du FOUR, seigneur de Sermay, Maître des Requêtes.

    4. Marie SPIFAME, épouse de Guillaume d'ASPREMONT, seigneur de Saint-Louis, puis en seconde noce de Jean de la Personne, seigneur de Chalons.

  2. Postérité de Jean SPIFAME et Anne GARDY (1er mariage)

    1. Marguerite SPIFAME, épouse en seconde noce d'Antoine de la RIVIERE, seigneur de Cheny, Bassou et Bonnard (Yonne), gentilhomme de la Chambre du Roi.
      Fils de Jean de la RIVIERE, capitaine et bailli de Sens et de Charlotte de Harlay, il était veuf de Marguerite HURAULT qu'il avait épousé en 1594 et descendait à la 5 ème génération de Jean de la Rivière, seigneur de Champlemy et Marcy-sur-Yonne, époux en 1424 d'Alix de la Perrière, vicomtesse de Tonnerre.
      Ce Jean de la Rivière serait petit-fils de Bureau de la Rivière, seigneur de Gournay-sur-Marne, lequel fut chambellan et conseiller des rois Charles V et Charles VI, époux de Marguerite d'Auneau (ou d'Aunay), décédé le 16 août 1400.
      Père du bourgeois de Paris Simon BUREAU, ses petits-fils seraient les maîtres de l'artillerie royale Jean et Gaspard BUREAU cités respectivement comme seigneurs de Noisy-le-Sec et de Villemomble.

   D2.  Postérité de Jean SPIFAME et Henriette de LAMOIGNON (second mariage)
    1. Jean SPIFAME, seigneur des Granges en Brie (Seine-et-Marne), Trésorier de France, époux de Marie de Metz, mort sans postérité.

5 ème génération

  1. Postérité d'Isaac SPIFAME et Marie d'Armes.

    1. Madeleine SPIFAME, née en 1601, décédé en 1687, douairière de la vicomté d'Aunay qu'elle tenait de son défunt mari Jacques REGNIER de GUERCHY vicomte d'Aunay.

    2. Marguerite SPIFAME, épouse de N. de la RIVIERE, seigneur de Champlemy.

Aux termes de cette généalogie familiale, nous constatations que la famille SPIFAME était alliée aux familles Ruzé, Le Coq, Gaillard, de la Rivière, Balue, Bureau, toutes possédant des terres à Bondy ou aux environs immédiats.


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Page mise à jour le 01-01-1970