Par René Connat
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Les noms de Troussevache, Damoisel (Damoiselet) et Charton étaitent
présents à Louvres (95) localité distance de Noisy-le-Sec d'une vingtaine de
kilomètes au nord en l'an 1327. Ces personnes étaient censitaires du prieuré
Saint-Martin de Louvres (Caran, S 1461), localité très peuplée et où le roi Philippe II
avait créé au XII ème siècle un hôpital.
La famille Troussevache est l'une des plus ancienne de Noisy-le-sec et remonte à Pierre
Troussevache qui en 1265 possédait le manoir du Carrouge (carrefour près de l'église) et 7 arpents relevant de l'abbaye de Saint-Denis (Caran S 2277).
En 1356, cette maison sera aliénée par Henri Troussevache à Baudoin de Lucques (Caran S 2382).
Puis viendrons chronologiquement:
- 1408, Jean, Martin et Thierry Troussevache, censitaires de l'abbaye Saint-Antoine pour une maison qu'ils tiendrons jusqu'en 1433.
Etaient-ils frères ou parents, nous l'ignorons, mais voici une page extraite du censier de l'année 1478, dont voici la traduction de Gilbert Lecouteux:
Pierre Troussevache, fils et héritier par moitié, avec Jean Troussevache son
fils de feu Thierry Troussevache pour les héritages à plain déclarez (sic)
en la déclaration faite par Maître Pierre Bobye l'an 79 pour la part du dit
Pierre seulement.
Pour cens et coustume 9 sols 8 deniers parisis
Suit pour cette année 9 sols 8 deniers parisis
Et soit noté qu'il y a 2 arpents chargés de 7 sols modérés à la volonté de 3
sols 4 deniers tant qu'il plaira à Madame (NDLR. Ma dame de Saint Antoine,
c'est à dire l'abbesse).
Pour ceux qui voudraient déchiffrer
ce censier bien écrit en minuscule caroline et bien entendu en latin, la
cote est Caran, série S 1461.
Jean Troussevache, maire de la censive de Saint-Antoine de Noisy-le-Sec
de 1479 à 1488, était fils de Pierre Troussevache et tous deux étaient héritiers et héritier par moitié de Thierry Troussevache.
J'ignore qui lui succéda comme maire, mais en 1499 son successeur
était mon collatéral Jean Charton le jeune qui par sa diplomatie mit fin au
conflit qui existait depuis 13 ans entre l'abbaye et les marguilliers de
l'église Saint-Etienne, lesquels refusaient de payer le cens. En définitive,
ils réglèrent seulement 13 sols pour ces 13 ans de retard.
L'oncle de Jean Charton le jeune était Jean Charton l'aîné mon ancêtre 24576, époux
de Jeanne Troussevache, fille de Jean. Ce dernier avait plusieurs autres enfants:
Un peu d'onomastique: A l'origine du patronyme, les Troussevache dépouillaient les vaches. C'étaient donc des équarisseurs ou des gens travaillant le cuir.
Il y avait une rue Troussevache à Paris 1er et 4e, actuellement rue de la Reynie:
Précédemment, rue de La Reynie et rue Oniard. La partie comprise entre les rues Quincampoix et Saint-Denis était précédemment la rue Troussevache ; elle existait en 1248. La rue Ogniard, comprise entre la rue Saint-martin et la rue Quincampoix, désignée sur un titre de 1260, s'est appelée anciennement rue Almari ou Almarici de Roissiaco (XIIIe siècle), rue Amauri ou Emauri de Roissy, Oignart (1493), Hoignart (1495), Hungard, Hougnart, Oniard, Aniac, Haumard. On l'a aussi nommée rue Marie de Poissy.
Cf le site de la mairie de Paris